Présentation
Conférence avec Sophie Audidière, maîtresse de Conférence en philosophie Université de Bourgogne-Franche-Comté : Ni Raison, ni Intérêts, la douceur des Lumières.
Le XVIIIe siècle serait le siècle du plaisir, et même celui des plaisirs ! « J’aime le luxe, et même la mollesse, tous les plaisirs… » déclare le Mondain de Voltaire. Quant à l’amour, il dégénèrerait en libertinage, tandis que monte en puissance le modèle conjugal bourgeois.
S’il en est ainsi, le bonheur n’a qu’une forme étroitement individuelle et apolitique, et bonheur, amours et plaisirs sont philosophiquement pris en charge par un vague libéralisme assaisonné d’un épicurisme plutôt infidèle à sa source antique. Pourtant, à cette époque, des penseurs matérialistes ont proposé de penser la libre pensée sur le modèle de l’amour libre, d’une façon profondément politique.
Les travaux de la conférencière portent sur l’histoire de la philosophie moderne et du matérialisme. (Passions de l’intérêt, Paris, Champion, 2022 ; Libertinage et philosophie à l’époque classique, « Bayle, les droits de la conscience errante », dir. S. Audidière et G. Coqui, 21, 2024), de Fontenelle à la Révolution française.


