Présentation
La 12ème édition du Festival aura pour thématique : « Le bonheur, une idée neuve en Europe ». Des rencontres, débats, conférences, concerts, spectacles, lectures à voix haute et découvertes mêlées sur tout un territoire cévenol en lumière.
Débats contemporains, conférences littéraires, philosophiques ou historiques, concerts, spectacles de théâtre, lectures à voix haute, expositions thématiques, soirées conviviales, se succéderont, au cours de l’été, sous la forme de plusieurs focus resserrés proposés à Valleraugue et de nombreux rendez-vous dans plusieurs villages cévenols alentours.
Le prochain festival va se mettre en quête de l’idée de bonheur et abordera de nombreux sujets évocateurs de menus ou grands plaisirs, mais aussi de pratiques humaines proposant une certaine conception du bonheur. La vie aristocratique du XVIIIe siècle semble préoccupée par la recherche obsessionnelle de nouveaux plaisirs. Les pratiques sociales de divertissements mobilisent toutes les attentions, comme la pratique de la danse de cour, celle de la chasse en meutes, enfin celle de la séduction conçue comme un jeu de société. L’art licencieux et libertin de Claude-Prosper Jolyot de Crébillon dévoile un goût marqué pour le sexe et l’érotisme. L’art du jardin à l’anglaise ou à la française oppose l’idée de nature sauvage, souple et alanguie, à la rigueur des plantes alignées, des graviers impeccables et des arbres dressés de l’art topiaire... La mode et les rubans offrent un sentiment majestueux de frivolité passagère et de beauté inlassable...
La fierté s’exerce au salon et l’on se sacrifierait volontiers pour une conversation brillante et quelques notes d’épinette ou de clavecin ! Tout est jeu et faire-valoir et plus que jamais une société hors-sol développe ses passions et revendique plus que jamais son droit aux plaisirs ! Cette société d’Ancien Régime se moque de la vie et avale sa propre existence comme un vin pétillant, entre deux persiflages.
A l’opposé, dans les bourgs et les campagnes, comme un monde indicible et invisible, le peuple survit péniblement entre labeur subi et travail choisi où l’on peut réaliser un idéal, notamment artistique ou littéraire, ou bien encore juridique et commercial, où une jeune bourgeoisie arrogante espère des lendemains plus harmonieux, quant à sa place dans la gestion politique d’un pays en soif de mutation...
Des thèmes plus contemporains seront aussi traités, comme l’approche de l’Histoire du climat, l’éducation à la biodiversité, enfin la revendication du respect du vivant et des réalités naturelles du territoire, à l’occasion de rencontres mais aussi par l’engagement des participants au sein d’ateliers artistiques.

