Présentation
Café-Histoire / Alain Bellet : le bonheur, une idée neuve... Verre de l’amitié et inauguration du festival.
Aborder la question du bonheur et de sa place au sein des préoccupations du XVIIIe siècle, permet de l’identifier comme une idée inaugurale dans le domaine de l’intime, de la félicité personnelle et de son affirmation. La quête du bonheur investit les textes dramatiques, peuple les premiers romans et les écritures du Soi, la poésie, les textes philosophiques. L’époque de mutation idéologique et de transformations sociales et politiques qui s’ouvre, semble fortement pénétrée par cette quête. Et comme pour la magnifier et la promouvoir à destination du peuple lui-même, Antoine de Saint-Just n'hésitera pas depuis la Convention à afficher le Bonheur comme un étendard, « une idée neuve en Europe ! », débordant la sphère privée, individuelle et sentimentale...
« Autrefois, la notion de bonheur n’était guère reconnue comme pensée conceptuelle, mais dès les premières années du XVIIIe siècle, le bonheur s'affirme comme une idée-force », précise le chercheur de l’Université de Poitiers Guilhem Farrugia dans sa préface du Bonheur au XVIIIe siècle, publié par les Presses Universitaires de Rennes.


