Lorsque l’histoire se transforme en récit dramaturgique, difficile alors de dénouer le vrai de la légende. L’empoisonnement de la marquise de Ganges illustre parfaitement ce fait.
Ce qui est attesté, c’est que dans la soirée du 17 mai 1767, Diane de Joannis, marquise de Ganges fut empoisonnée par ses deux beaux-frères, l’un surnommé « l’abbé », l’autre « chevalier ». Après avoir ingurgité un breuvage censé la tuer (arsenic ?) presque instantanément, elle eut cependant la force de se sauver, en hurlant dans les rues de Ganges que l’on venait d’attenter à sa vie. Les deux compères surpris un temps, prirent leurs épées et après l’avoir poursuivie, lui assainirent force coups. La malheureuse, bien mal en point, trouve alors refuge dans une maison, certainement dans la « Grand-Rue », mais après une fort longue agonie meurt le 5 juin 1667.
Pourquoi fut-elle assassinée et son mari, Charles de Vissec de Latude, baron, puis marquis de Ganges, fut-il complice de ses deux frères ?
Difficile de répondre à ces deux questions, tant les nombreux écrits qui racontent cette triste histoire ne firent que mélanger faits et légende.
Est-ce lié à un bel héritage que la marquise reçu après la mort de son grand-père paternel, Melchior Jacques de Jaonnis, très riche conseiller d’Etat au Comtat Venaissin, qui attire la convoitise de sa belle famille ?
Ce qui est avéré c’est que justice fut rendue. L’abbé et le chevalier sont condamnés par contumace à être rompus vifs en place publique. Le marquis, sans que sa culpabilité soit avérée est condamné au bannissement perpétuel et ses biens confisqué aux profits de Louis XIV.
Source : Michel Fratissier, maire de Ganges
Nicolas Mignard
Valérie Garonne
Valérie GaronneAlexandre Dumas, et bien d’autres écrivains rendent hommage à la belle marquise.
Comme eux nous voulons, plus de trois siècles plus tard, saluer son courage et sa mémoire en mettant à contribution nos pâtissiers de la ville de Ganges qui ont réussi à nous concevoir gâteaux et chocolats à son effigie.
La recette ? Pas question de vous la dévoiler, elle doit rester, comme le drame de notre marquise, un mystère bien gardé….